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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:07

Jouer de la musique sur des textes, improviser avec des poètes, c'est un peu comme accompagner des chanteurs. Il faut être présent, mais pas etouffer la voix, être dans le texte, au profit du sens ou s'en éloigner, c'est une aventure fragile et délicate, un défi bien plus complexe que l'improvisation purement musicale. Le sens des mots et le timbre des voix s'assemblent et on ne peut pas réagir uniquement en fonction de critères mélodiques, rythmique ou harmoniques comme il est possible généralement.

 

Mais c'est un défi très agréable, car il faut tenter une fusion, ou un décalage. Bref, cette aventure renouvelée aura lieu à l'occasion de la sortie par les Editions Bruno Doucey du livre de Stéphane Bataillon, le 1er octobre. Toutes les informations figurent ci-dessous. J'accompagnerai cette soirée au saxophone alto.

 

Au MOTIF à 20h le 1er octobre
L’observatoire du livre et de l’écrit
de la région Ile-de-France.
6, villa Marcel Lods
Passage de l’Atlas
75019 Paris

 

 

Motif.jpg

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 21:43
Il faut de bonnes raisons pour découvrir un goupe et un style de musique dont on n'est pas toujours fan à priori. L'occasion m' été fourni par le choix du cadeau de Noël de Mathias, mon fils de 16 ans. Depuis quelques temps il me faisait écouter lors de nos longs trajets en voiture un groupe dont j'oubliai le nom plusieurs fois. Et finalement, la préparation de ces fêtes de Noël m'a poussé à chercher les productions de ce groupe.

On peut trouver des infos sur leur site : link

L'écoute est très agréable, les paroles pas débiles et surtout les références et le son du piano acoustique un véritable bonheur. Le style est original même si certains emprunts font espérer que le public du groupe écoutera les versions originales.

Bref, c'est super et en plus, il y a de la flûte traversière et ça m'a donné envie d'en rejouer plus souvent. Il n'y a pas que le saxophone dans la vie !

Le groove est au rendez-vous. Achetez leurs CD. 2coutez les en son non compressé, c'est mille fois plus agréable.

Voilà bonne écoute !
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:51
Visiter un tel musée est toujours une démarche particulière. Dans le cas présent, il s'agit de préparer un atelier musical qui aura lieu au mois de novembre à Hamburg, du 22 au 27 novembre avec une présentation publique du résultat le dernier jour à Hamburg avec des jeunes français et allemands  (link http://www.klangwerktage.de/programm/237.php) et une autre le 1er décembre à L'Unesco à Paris.

VOID

Il y a un paradoxe à vouloir rendre compte de l'absence, du vide par la musique. Le son est par essence un indicateur de la vie. Ce qui vie bouge, ce qui bouge fait du bruit !

Dans le projet Void de l'architecte Daniel Libeskind, même le vide le plus vide n'est pas silencieux. On entend des sons au lointain de la vie du dehors. Et pour le visiteur qui accepte et supporte de demeurer un certain temps dans cet espace, de le capter, de s'en imprégner, il y a soudain la surprise de constater que la lumière, si faible parfois peut-être fulgurante par moment, que le silence perçu à l'entrée est très réverbéré, comme amplifié, et le moindre mouvement prend une ampleur  insoupçonnée. Soudain, on se surprend à vouloir expérimenter d'autres sensations.
Les visiteurs sont souvent très bruyants lorsqu'ils rentrent dans le lieu, puis se calment, ne bougent plus, chuchotent, murmurent, parlent et marchent parfois jusqu'au moindre recoin, puis le signal de la sortie est presque toujours donné par un visiteur pressé d'en finir qui entraîne dans son sillage le reste du groupe.
La vie reprend le dessus malgré la sensation première du vide dans lequel on pourrait demeurer. Ce vide laisse clairement la place à la méditation, à l'activité et donc à la renaissance et à la vie.

L'autre expérience du vide très différente est celle de Schelechet (Gefallenes Laub) de l'artiste Menashe Kadishman. Il s'agit de marcher sur des "feuilles mortes" en fonte représentant des milliers de visages. C'est une épreuve qui semble insurmontable. Le trouble est permanent. On se sent totalement outré. Le bruit est retentissant. Et progressivement, on se calme, on écoute, et on essaye d'imaginer que le son de ses faces de fonte peut sonner autrement. On cherche à sublimer son désarroi et on entend une musicalité possible, on cherche à vivre, sans jamais oublier ce qui semble impossible ici le passé auquel nous renvoient tous ces visages, on cherche à sur-vivre cette réalité terrifiante et le son nous réveille et nous rappelle à la fragilité de la vie, mais à sa nécessité.

Le jardin des exils est déstabilisant, il donne le vertige, mais on y croise d'autres que soi. Métaphore des difficultés, il fonctionne à l'excès si l'on n'en sort pas. Sa proximité de l'espace urbain hors musée rappelle qu'il faut aussi savoir en sortir. Nos engagements et nos choix peuvent seuls nous permettre de ne pas devenir fous. Le changement constant de place, de sonorité de la ville à côté, la déambulation presque forcée, tout nous épuise. Il faut savoir se fixer, s'arrêter, redresser la tête, regarder devant soi et soudain, on se trouve yeux dans les yeux avec un autre. Et on le découvre ! Certes, les circonstances d'une époque ou d'un lieu peuvent empêcher tout enracinement, mais les oliviers et la lumière jaillissant du haut des stèles nous invitent à nous battre pour croire à la vie.

Le musée juif de Berlin est un lieu à part. Certes, il témoigne des horreurs du passé, mais il ne laisse pas le visiteur effondré. Par les nombreuses expériences concrètes de situations laissant la part à chacun pour sa propre méditation, son propre cheminement, il est un espace de renaissance où chacun s'interroge sur sa propre place et sur son engagement dans la vie.

Le projet musical que nous allons mener avec les jeunes lycéens n'est pas strictement et exclusivement relié à l'holocauste, dont ils ne peuvent à leurs âges pas rendre compte directement. Il y sera question de la part du vide, de l'absence dans leurs vie respectives en lien avec un événement particulièrement important de leur propre vie auquel ils ne peuvent pas se soustraire. Nous verrons avec eux comment la musique peut contribuer à l'expression de ces émotions. Il s'agit de leur faire composer une pièce musicale dans laquelle la densité la plus forte correspondant aux émotions qui nous submergent peut laisser la place à l'évanescence," le presque rien", le vide au sens d'une forme de plénitude et surtout pas de rien du tout.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 20:51
Le mardi 19 août, vous pourrez entendre une diffusion sur RFI 12H10 d'une interview réalisé par Monica Fantini avec moi sur le son des moteurs de cachalots de la Réunion à cette adresse :

link


Il s'agit d'une discussion sur le rapport qu'on entretient avec les sons et un en particulier qui nous a marqué.
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