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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:02

Un film vu petit et qui m'avait marqué. Aujourd'hui, je le revois dans une version magnifiée par la musique de Philip Glass à la Cité de la musique, ou plutôt à la Philharmonie de Paris 2... J'ai du mal à m'y faire, mais c'est un autre sujet.

 

La douceur de la musique crée pour ce film, l'intelligence des dialogues tous chantés, à la manière d'une comédie musicale, mais sans en être une m'a plongé dans un état de profonde tendresse.

 

Des musiciens superbes, des voix parfaitement choisies ont fait de ce moment une parenthèse pus qu'agréable dans une période où les bêtes sont nombreuses et où la sympathie et l'empathie semblent impossible.

 

Les contes de fées existent pourtant bien. La preuve, cette musique, délicate, si proche du film et de son sujet.

 

Réussiront nous pour autant un jour à combattre les vrais monstres ?

 

Cette composition subtile et sensible, le respect de la naiveté que nous réclame dès le début Cocteau en faisant appel au générique de début à notre capacité à la garder intacte sont la preuve que nous pourrions en être capables.

et c'est si bon, si délicieux de se laisser aller au rêve, à l'amour et à la fraicheur de cette proposition.

 

La dernière est demain, je ne sais pas s'il reste des places, mais s'il vous reste une âme d'enfant, allez y ! et s'il n'n reste plus, alors préservez par dessus tout cette indispensable preuve de resistance aux brutes en laissant la poésie de cette histoire et son sens le plus profond pénétrer votre âme.

 

http://www.philipglass.com/music/films/belle_et_la_bete.php link

http://www.philipglass.com/music/recordings/belle_et_la_bete.php link

 

Si vous trouvez le DVD prévenez moi !

 

 

 

 

 

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:34

Lorsque Xavier Baudoin et Ismaël Cobo m'ont demandé de réfléchir à une musique pour leur documentaire, je n'ai pas tout de suite trouvé l'idée. En effet, le thème principal, les témoignages des personnages du film devaient être préservés intact de toute interprétation. Il fallait éviter de jouer avec les émotions fortes exprimées par leur parole.

 

De plus, la présence fréquente de musiques provenant de la radio associative citée et vue dans le film, ou de celle de la soirée dansante qui conclue le film ajoutait encore à la complexité...

 

Puis, soudain, l'idée est venue de tirer par la proposition musicale un fil entre les différents éléments. Il s'agissait alors de créer une atmosphère et d'une espèce d'hybridation de la musique au images et aux récits.

 

J'ai donc décidé de trouver les notes qui me permettraient de faire entendre autre chose que les musiques présentes dans le film, en respectant la tonalité de la musique finale sur laquelle je devais pouvoir arriver sans rupture.

 

Nous avions trouvé l'intention, restait à trouver l'instrument. Nous avons opté pour le piano, joué le plus souvent directement sur les cordes, avec des baguettes, ou parfois avec des aimants glissés sur les cordes. Des sons très concrèts, très vivants, mais aussi un motif, signature de l'esprit de cette musique.

 

Au final, je crois que la musique apporte une couleur et une atmosphère aux récits, sans rien leur enlever ni les caricaturer.

 

Je vous conseille de vous procurer et de regarder ce documentaire. On y découvre une histoire très touchante d'une partie de la population de la ville de Bordeaux.

 

ondas_web.jpg

 

Il est produit par La Huit Production et vous pouvez voir un extrait du film là :

http://www.lahuit.com/article/ondas-espanolas  link

 

Vous pouvez entendre un extrait de la musique ici :

 

 

voici le descriptif du film :

UN FILM DE XAVIER BAUDOIN ET ISMAËL COBO

Témoignage de ces hommes et de ces femmes venus d'Espagne jusqu'à la Petite Espagne de Bordeaux.

 

Les Espagnols ont massivement émigré en France dans les années vingt, en 1939 après la guerre civile, et dans les années soixante. Leur présence dans notre pays a donné vie à certains quartiers et modelé ainsi l’esprit d’une ville comme Bordeaux. Au marché des Capucins convergent toutes ces générations d’Espagnols. Manuel Coca, commerçant à la retraite, fils de réfugié, a traversé seul les Pyrénées, une nuit de 1952, pour rejoindre son père exilé. Il nous guide dans le Bordeaux des espagnols. Il nous fera rencontrer Nicole, marchande des quatre-saisons, Francisco, Angel et Juliana résistants espagnols décorés par Alain Juppé, maire de Bordeaux. Odette Moya raconte une autre réalité, son enfance au Solar Espagnol, avec les soeurs et le père Garamendi, ses allers-retours entre les deux pays et sa vie dans la Petite Espagne de Bordeaux. Comment exilés politiques et immigrés économiques se sont entremêlés ? Que reste-t-il du pays d’origine trois, voire quatre générations après ? Des témoignages, des situations, retracent les grands moments de l’Histoire alors que le temps présent s’écoule en musique, ponctué d’annonces des prochaines sorties, repas dansants et de quelques dédicaces sur les ondes de Voces Españolas.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:06

Vendredi dernier, à 9h30, j'ai embarqué pour un voyage fantastique jusqu'à 14h15 ! Oui, environ 4h30 de magie, une plongée dans ce que le cinéma peut nous apporter de plus beau.

Des cadres sompteux, des mouvements de caméra jamais inutiles, une histoire ou plutôt des histoires pour lesquelles nous n'aurions en temps normal pas d'intérêt majeur. Qui plus est en costume d'époque, ce que généralement je n'aime pas du tout ! Et à peine commencé on se trouve pris dans le film, on oublie le temps, on plonge, on s'immerge et on sort complètement transformé.

Pas un seul instant je n'ai pensé à l'extérieur, à la vie de chaque instant qui trop souvent interfère dans un film moyen et qui bouscule toute la perception qu'on en a.

La maîtrise du temps est certainement le premier facteur de la réussite de ce film. Le rythme est proche du réel et pourtant complètement irréaliste. Enfin, un film où le temps qui passe participe de notre engagement dans le récit. On devient si proche des personnages que l'on croit vivre avec eux.

La perfectio de l'usage de la lumière est aussi un facteur essentiel. Rarement au cinéma l'utilisation de la lumière, de la luminosité, des effets d'éclairage joue un tel rôle. On se croirait dans la vie réelle, et là encore, il s'agit de cinéma. L'impression saisissante de se trouver par moment devant un tableau vivant.

Nos sentiments, nos impressions sont subtilement activées par le récit, mais aussi en permanence par ce jeu magnifique des changements de teintes, de valeurs, de contraste apporté par les jeux d'éclairage. Un véritable accompagnement psychologique encore plus subtil que celui que la musique peut apporter.

 

Une histoire de passion, de passions humaines, qui nous renvoit à nos actes, nos décisions, et à cette question lancinante :

 

Nos désirs, nos passions peuvent-ils déterminer nos actes ? Jusqu'à quel point ? Comment vivre sans en tenir compte ? Comment ne pas se limiter à une petite survie en les étouffant ? Les risques pour soi-même ne sont pas les plus inquiétants. La question complémentaire est celle de la vie de ceux qui reçoivent ces passions !

 

De nombreux articles évoquent les aspects techniques, la qualité du scénario, le travail magistral de prise de vue et de réalisation comme étant le plus beau film de Raoul Ruiz.

 

Il faut trouver le temps, le film mérite d'être vu au cinéma, d'une traite et pas découpé comme prévu en plusieurs morceaux pour une future diffusion télévisée. La vie ne se découpe pas en morceaux, même si parfois on pourrait le souhaiter !

 

Mysteres-de-Lisbonne_fichefilm_imagesfilm.jpg

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