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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:34

Lorsque Xavier Baudoin et Ismaël Cobo m'ont demandé de réfléchir à une musique pour leur documentaire, je n'ai pas tout de suite trouvé l'idée. En effet, le thème principal, les témoignages des personnages du film devaient être préservés intact de toute interprétation. Il fallait éviter de jouer avec les émotions fortes exprimées par leur parole.

 

De plus, la présence fréquente de musiques provenant de la radio associative citée et vue dans le film, ou de celle de la soirée dansante qui conclue le film ajoutait encore à la complexité...

 

Puis, soudain, l'idée est venue de tirer par la proposition musicale un fil entre les différents éléments. Il s'agissait alors de créer une atmosphère et d'une espèce d'hybridation de la musique au images et aux récits.

 

J'ai donc décidé de trouver les notes qui me permettraient de faire entendre autre chose que les musiques présentes dans le film, en respectant la tonalité de la musique finale sur laquelle je devais pouvoir arriver sans rupture.

 

Nous avions trouvé l'intention, restait à trouver l'instrument. Nous avons opté pour le piano, joué le plus souvent directement sur les cordes, avec des baguettes, ou parfois avec des aimants glissés sur les cordes. Des sons très concrèts, très vivants, mais aussi un motif, signature de l'esprit de cette musique.

 

Au final, je crois que la musique apporte une couleur et une atmosphère aux récits, sans rien leur enlever ni les caricaturer.

 

Je vous conseille de vous procurer et de regarder ce documentaire. On y découvre une histoire très touchante d'une partie de la population de la ville de Bordeaux.

 

ondas_web.jpg

 

Il est produit par La Huit Production et vous pouvez voir un extrait du film là :

http://www.lahuit.com/article/ondas-espanolas  link

 

Vous pouvez entendre un extrait de la musique ici :

 

 

voici le descriptif du film :

UN FILM DE XAVIER BAUDOIN ET ISMAËL COBO

Témoignage de ces hommes et de ces femmes venus d'Espagne jusqu'à la Petite Espagne de Bordeaux.

 

Les Espagnols ont massivement émigré en France dans les années vingt, en 1939 après la guerre civile, et dans les années soixante. Leur présence dans notre pays a donné vie à certains quartiers et modelé ainsi l’esprit d’une ville comme Bordeaux. Au marché des Capucins convergent toutes ces générations d’Espagnols. Manuel Coca, commerçant à la retraite, fils de réfugié, a traversé seul les Pyrénées, une nuit de 1952, pour rejoindre son père exilé. Il nous guide dans le Bordeaux des espagnols. Il nous fera rencontrer Nicole, marchande des quatre-saisons, Francisco, Angel et Juliana résistants espagnols décorés par Alain Juppé, maire de Bordeaux. Odette Moya raconte une autre réalité, son enfance au Solar Espagnol, avec les soeurs et le père Garamendi, ses allers-retours entre les deux pays et sa vie dans la Petite Espagne de Bordeaux. Comment exilés politiques et immigrés économiques se sont entremêlés ? Que reste-t-il du pays d’origine trois, voire quatre générations après ? Des témoignages, des situations, retracent les grands moments de l’Histoire alors que le temps présent s’écoule en musique, ponctué d’annonces des prochaines sorties, repas dansants et de quelques dédicaces sur les ondes de Voces Españolas.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 23:33

Nouveau projet ! Il s'agit cette fois d'associer l'image animée au texte et à la musique. Pour ce premier opus, dit et écrit par Stéphane Bataillon, j'ai choisi de jouer au saxophone alto, en même temps que Stéphane disait le texte. Puis Thomas Durcudoy a imaginé les images.

 

Voici le résultat :

 

 

 

 

 

Il s'agit de la première "Pause" mise en image par Thomas. Nous allons en préparer d'autres rapidement. Inscivez-vous sur le blog pour avoir des nouvelles de ce projet. Et surtout faites tourner l'information si ça vous plait !

Ci dessous, pour cette seconde "Pause", uniquement audio pour le moment intitulée "Brume" je joue plusieurs parties de flûtes traversières, des papiers déchirés ou froissés, secoués et Stéphane dit le texte, au début de lui puis après les premières notes de flûtes, de moi :

 

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 23:26

Lors d'un concert avec Improvocce à l'église Saint Merri à Paris, nous avons du ouvrir les lourdes portes latérales donnant sur la rue. A cette occasion, j'ai été fasciné par leur sonorité, mais surtout par le trousseau de clefs dont l'entrechoc tintinabulait merveilleusement dans mon esprit. L'idée d'en faire une pièce sonore et musicale me vint aussitôt à l'esprit.

 

Le rendez-vous fut pris quelque temps plus tard, et nous fimes avec Marguerite un tour complet de l'église, ouvrant et fermant les portes, déambulant en silence pour ne pas altérer la prise de son. Pourtant, hasard ou facétie des objets, l'une des portes, la plus lourde justement ne voulait plus s'ouvrir. Malice sans doute car cette résistance survint sur la porte qui donnait le plus directement sur le parvis et la place des fontaines entre le centre Pompidou et l'église, soit sur une place lieu de vie, trépidante, internationale, jardin des langues multiples et de rassemblements !

 

Bref, ça coinçait, et nos voix resteront dans l'enregistrement. Je décidai au moment du montage de ne pas les couper. Le montage et la création sonore issus de ces prises de sons est d'une durée de 7 mn trente secondes. Je voulais que ce soit assez long pour qu'on s'abandonne à la rêverie et qu'on puisse sortir du temps si formaté de nos vies quotidiennes.

 

Puis, très vite, j'ai imaginé qu'il fallait ajouter des voix à ce projet.Il sera constitué de plusieurs versions dans différentes langues, italien, français, gallois, anglais, arabe, russe, espagnol, japonais, portugais, et autres au gré des rencontres avec des personnes volontaires. Je recherche donc des personnes souhaitant participer dans une langue parfaitement maîtrisée de leur choix.

 

Il y aura une fois terminé une installation sonore, si possible et avant tout dans l'aglise Saint Merri. Mais ce projet pourra être aussi installé dans d'autres lieux sur demande.

 

Les raconteurs écoutent au casque les sons des clefs et des portes. Ils doivent réagir, en une prise, sans écoute préalable à leur sensations. Les questions sont très simples : Et si il y avait quelque chose ? Et qu'est-ce qui ferait que ? Et alors ? Et si il n'y avait rien ? Quels mystères se cachent derrière ses sons ? En fait, il n'y a rien de religieux dans ce questionnement.

 

Voici le premier opus, en Italien avec les voix de Serena, Gabriela, Linda et Luciana, enregistrées en Italie.

 

Voici une version en gallois, enregistrée au Pays de Galles avec un curieux violon chinois joué par Meurig, sa voix et celles de Marian, Suzan et Eddie :

 

A venir en anglais et en français, enregistrées à Paris et une version instrumentale.

Pour participer, contactez moi.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 15:21

 

Lorsque Daniel Repoux m'a demandé si je voulais lui proposer des musiques pour le disque : "Poésies de terres marines", nous nous sommes demandés tous les deux comment la musique pouvait s'y ajouter. D'aussi vastes terres, des textes très différents, l'insularité et les océans en points communs, il fallait trouver un lien.

Au départ, nous avions pensé à des sons concrèts et rien d'autre. Puis en réfléchissant, j'ai proposé de réaliser les musiques au saxophones, un par océan. Le soprano pour les poètes de l'océan Pacifique, le ténor pour l'océan atlantique et l'alto pour l'océan Indien, de manière à changer les couleurs, les timbres, le lien étant fourni par le souffle qui réunit tous ces textes.

Puis, nous avons aussi gardé l'idée de quelques sons de la mer, un emprunt aussi au disque précédant consacré à la poésie féminine Haitienne, réalisé avec Jean-jean Roosevelt aux percussions, et j'ai proposé aussi quelques parties de violoncelle, apportant une autre tension.

 

Les textes sont dits par Claude Aufaure, Bruno Doucey et Céline Ligier.

 

Pour se procurer le CD, il faut se rendre sur le site des Editions " Sous la lime" et le commander directement à cet adresse :

http://souslalime.free.fr/poemesditsetfables.php#terre

link

 

 

Voici quelques plages afin de vous donner une idée et j'espère l'envie de le commander !

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 23:41

L'improvisation est pour moi un art de vivre. Pas seulement une technique, mais une philosophie de la rencontre. Voici une improvisation jouée avec Bertrand Gauguet, un des intervenants du studio son à la Cité de la musique. Nous étions à la cinquième séance d'atelier de création musicale avec de jeunes collégiens sur une thématique "musique et environnements".

Ils devaient réaliser leur dernières pièces musicales destinées à s'intégrer sur un immense tableau d'oeuvres plastiques réalisées avec leur professeur d'art plastique. Nous avons imaginé avec Bertrand qu'il serait utile de les plonger dans une situation acousmatique. Nous nous sommes installés au lointain, hors de leur regard dans la cabine de prise de sons du studio son et eux nous entendaient par les enceintes dans la salle de pratique instrumentale.

Nous commençons par jouer dans la cabine, puis nous passons dans un sas, non traité acoustiquement, très réverbérant, puis nous jouons devant eux avec des effets gérés à la console de mixage par Damien Philipidhis, le technicien son du studio.

 

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire entendre le résultat. Par moment, on entend les élèves rire mais très calmement.

 

Ils sont juste touchés. Ils ont compris le principe. Bref du bonheur après une quinzaine d'heures d'ateliers avec eux !

Bertrand joue le saxophone alto et moi le ténor. Ils seront sur Radio Aligre mercredi 15 juin à 10h pour parler de leur travaux dans l'émission "Ecoute, il y a un éléphant dans le jardin" animée par Véronique Soulé.

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 23:49

Je vous conseille le spectacle de Céline Liger, La Séparation des Songes.  link

 

C'est au Métro Porte de Pantin 

 

Du 7 au 9 et du 14 au 16 avril 2011,
les jeudis à 15h et 20h30, et les vendredis et samedis à 20h30
(prologues les jeudis à 18h30 ou 19h) 

Le Vent se lève ! tiers-lieu

181 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris.  
8 / 10 euros. Résas : 01 77 35 94 36 

 

Je jouerai le vendredi 8 avril avant le spectacle à 19h au saxophone alto sur le texte de Stéphane Bataillon : "Où nos ombres s’épousent" :


"Je t’avais promis
une caresse chaque soir
désormais, ce sera un poème"

 

et à la flûte traversière sur celui de Margaret Atwood : "Le journal de Suzanna Moodie" :

 

"Je prends cette photographie de moi

et avec des ciseaux de couture

je découpe le visage.

 

Maintenant c'est plus exact

Là où il y avait mes yeux,

absolu-

ment tout apparait"separation-flyer-web-1 0

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:50

L'aventure continue de plus belle.

Un CD est en préparation aux éditions "Sous la lime" en lien avec l'anthologie de poésie autour de l'Outremer. J'y joue un saxophone par océan, le ténor pour l'océan atlantique, l'alto pour l'océan indien, le soprano pour l'océan pacifique et quelques parties de violoncelle. link

 

Samedi 5 mars de 10h à 12h à la Médiathèque Christine de Pizan : 31 Avenue Maurice Berteaux, 78300 Poissy. (RER A), autour l'anthologie de la poésie d'outremer publiée par les éditions Bruno Doucey : link

http://www.editions-brunodoucey.com/outremer-trois-oceans-en-poesie/

Prélude au printemps des poètes à Poissy (avec Outremer - C.Poslaniec,C.Rosenberg,Yazidou Maandhui et B.Doucey)

 

Jeudi 10 mars 2011 19:00, 21:00, Musée du quai Branly, 37 quai Branly 75007 M° Alma-Marceau, Lancement de Outremer-Trois océans en poésie.

 

A Paris, au théatre de l'île Saint louis pour les dates ci-dessous, autour de textes de Bruno Doucey et de Claude Ber.

 

théatre île saint louis

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:34

Je n'avais pas encore eu le temps d'évoquer le travail réalisé pour le cd associé à l'Anthologie de la poésie féminine Haïtienne "Terre de femmes" parue aux éditions Bruno Doucey. link

http://www.editions-brunodoucey.com/

 

C'est chez un autre éditeur que l'on trouve le cd, "Sous la lime".link

http://souslalime.free.fr/poemesditsetfables.php#terre

 

L'enregistrement s'est fait dans un studio vraiment agréable ! Le travail avec Jean Jean Roosevelt chanteur, guitariste et percussioniste fut une agréable rencontre. La couverture du cd est en braille ce qui lui donne un aspect encore plus en accord avec le sujet. Des grains des voix, aux grains de la terre, la poésie fait son chemin, chaude, parfois violente, toujours riche.

 

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Nous jouerons avec Gaël Ascal à la contrebasse, le 25 janvier à la Brasserie "Le François Coppé", salle du premier étage,

sur le texte de Jeanine Baude "Juste une Pierre Noire" dit par Jeanine Baude, Bruno Doucey, et Claude Aufaure.

 

Le 4 février j'accompagne Bruno Doucey à la Maison des Métallos, de 10h à 19h sur des textes de la prochaine parution des editions du même nom "Outremer, trois océans en poésie". Des infos sur cette journée sur le site de Fontaine aux Livres :link

http://actualitte.com/blog/fml2011/programme-2/

 

 

http://www.editions-brunodoucey.com/outremer-trois-oceans-en-poesie/

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:06

Vendredi dernier, à 9h30, j'ai embarqué pour un voyage fantastique jusqu'à 14h15 ! Oui, environ 4h30 de magie, une plongée dans ce que le cinéma peut nous apporter de plus beau.

Des cadres sompteux, des mouvements de caméra jamais inutiles, une histoire ou plutôt des histoires pour lesquelles nous n'aurions en temps normal pas d'intérêt majeur. Qui plus est en costume d'époque, ce que généralement je n'aime pas du tout ! Et à peine commencé on se trouve pris dans le film, on oublie le temps, on plonge, on s'immerge et on sort complètement transformé.

Pas un seul instant je n'ai pensé à l'extérieur, à la vie de chaque instant qui trop souvent interfère dans un film moyen et qui bouscule toute la perception qu'on en a.

La maîtrise du temps est certainement le premier facteur de la réussite de ce film. Le rythme est proche du réel et pourtant complètement irréaliste. Enfin, un film où le temps qui passe participe de notre engagement dans le récit. On devient si proche des personnages que l'on croit vivre avec eux.

La perfectio de l'usage de la lumière est aussi un facteur essentiel. Rarement au cinéma l'utilisation de la lumière, de la luminosité, des effets d'éclairage joue un tel rôle. On se croirait dans la vie réelle, et là encore, il s'agit de cinéma. L'impression saisissante de se trouver par moment devant un tableau vivant.

Nos sentiments, nos impressions sont subtilement activées par le récit, mais aussi en permanence par ce jeu magnifique des changements de teintes, de valeurs, de contraste apporté par les jeux d'éclairage. Un véritable accompagnement psychologique encore plus subtil que celui que la musique peut apporter.

 

Une histoire de passion, de passions humaines, qui nous renvoit à nos actes, nos décisions, et à cette question lancinante :

 

Nos désirs, nos passions peuvent-ils déterminer nos actes ? Jusqu'à quel point ? Comment vivre sans en tenir compte ? Comment ne pas se limiter à une petite survie en les étouffant ? Les risques pour soi-même ne sont pas les plus inquiétants. La question complémentaire est celle de la vie de ceux qui reçoivent ces passions !

 

De nombreux articles évoquent les aspects techniques, la qualité du scénario, le travail magistral de prise de vue et de réalisation comme étant le plus beau film de Raoul Ruiz.

 

Il faut trouver le temps, le film mérite d'être vu au cinéma, d'une traite et pas découpé comme prévu en plusieurs morceaux pour une future diffusion télévisée. La vie ne se découpe pas en morceaux, même si parfois on pourrait le souhaiter !

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:07

Jouer de la musique sur des textes, improviser avec des poètes, c'est un peu comme accompagner des chanteurs. Il faut être présent, mais pas etouffer la voix, être dans le texte, au profit du sens ou s'en éloigner, c'est une aventure fragile et délicate, un défi bien plus complexe que l'improvisation purement musicale. Le sens des mots et le timbre des voix s'assemblent et on ne peut pas réagir uniquement en fonction de critères mélodiques, rythmique ou harmoniques comme il est possible généralement.

 

Mais c'est un défi très agréable, car il faut tenter une fusion, ou un décalage. Bref, cette aventure renouvelée aura lieu à l'occasion de la sortie par les Editions Bruno Doucey du livre de Stéphane Bataillon, le 1er octobre. Toutes les informations figurent ci-dessous. J'accompagnerai cette soirée au saxophone alto.

 

Au MOTIF à 20h le 1er octobre
L’observatoire du livre et de l’écrit
de la région Ile-de-France.
6, villa Marcel Lods
Passage de l’Atlas
75019 Paris

 

 

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  • : explications concernant les projets en cours, commentaires concernant des livres lus ou des films vus.
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