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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 23:59

Hier soir, nouvelle rencontre à la Maison de la poésie,link autour de Breyten Breytenbach, écrivain sud-africain, humaniste, combattant de l'apartheid, engagé farouche des luttes contre les injustices, voyageur permanent, raconteur sensible d'une vie

bien remplie et toujours aussi frémissante.

 

Sa poésie est en mouvement perpétuel, tantôt paisible et soudain brulante, ardente et rude. Ses mots sont choisis avec soin, polis comme des galets.

 

Un régal !

 

Pour les trois temps de lecture, accompagné en musique, j'ai décidé de jouer les musiques du second avec des enregistrements que j'ai composés au saxophone ténor, puis retravaillés dans l'ordinateur afin d'obtenir comme un orgue virtuel constitué de différentes couches d'un même thème qui se superposaient à des vitesses de lecture à une ou deux octaves en dessous de l'original, pui une quarte. Je pouvais ainsi prendre une distance dans le mon jeu que ne me permet pas l'accompagnement direct sur l'instrument. Et bien sûr jouer jusqu'à 8 parties simultanées de saxophone, en faisant emmerger par le mixage l'une ou l'autre, telle des voix qui prendraient le dessus des autres. Le filtrage et la réverbération créant un effet d'hyper proximité ou au contraire d'éloignement afin de renforcer une espèce de rapport virtuel, bien que totalement en phase avec les univers plus violents de ces textes là.

 

Je mettrai l'enregistrement en ligne si je le récupère.

 

Ne ratez pas le livre paru aux éditions Bruno Doucey La Femme dans le soleil.link

Ni ses autres ouvrages, comme "Le Monde du Milieu".

 

Bonne lecture

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:02

Un film vu petit et qui m'avait marqué. Aujourd'hui, je le revois dans une version magnifiée par la musique de Philip Glass à la Cité de la musique, ou plutôt à la Philharmonie de Paris 2... J'ai du mal à m'y faire, mais c'est un autre sujet.

 

La douceur de la musique crée pour ce film, l'intelligence des dialogues tous chantés, à la manière d'une comédie musicale, mais sans en être une m'a plongé dans un état de profonde tendresse.

 

Des musiciens superbes, des voix parfaitement choisies ont fait de ce moment une parenthèse pus qu'agréable dans une période où les bêtes sont nombreuses et où la sympathie et l'empathie semblent impossible.

 

Les contes de fées existent pourtant bien. La preuve, cette musique, délicate, si proche du film et de son sujet.

 

Réussiront nous pour autant un jour à combattre les vrais monstres ?

 

Cette composition subtile et sensible, le respect de la naiveté que nous réclame dès le début Cocteau en faisant appel au générique de début à notre capacité à la garder intacte sont la preuve que nous pourrions en être capables.

et c'est si bon, si délicieux de se laisser aller au rêve, à l'amour et à la fraicheur de cette proposition.

 

La dernière est demain, je ne sais pas s'il reste des places, mais s'il vous reste une âme d'enfant, allez y ! et s'il n'n reste plus, alors préservez par dessus tout cette indispensable preuve de resistance aux brutes en laissant la poésie de cette histoire et son sens le plus profond pénétrer votre âme.

 

http://www.philipglass.com/music/films/belle_et_la_bete.php link

http://www.philipglass.com/music/recordings/belle_et_la_bete.php link

 

Si vous trouvez le DVD prévenez moi !

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 23:42

Au salon de la photo, l'exposition de photos de Sabine Weiss m'a fait penser au regard que portait mon père aux gens qu'il aimait mettre en valeur par ses clichés. il est vrai que le format 6x6 du Rolleiflex n'est sans doute pas étranger à cette sensation, ainsi que l'utilisation du noir et blanc. Mais la technique ne remplace pas le regard. L'argentique participe aussi à la prise de vue. Il est certain que le déclic, ce moment fugace où l'on se décide à prendre sa photo lorsqu'on travaille en argentique est très différent de celui du numérique. On réfléchit autrement. Ou bien peut-être sachant qu'il faudra développer, puis tirer on se projette plus et on cadre avec davantage d'attention qu'en numérique. On connait plus la chaine qui aboutira au résultat. Et surtout, comme on ne peut pas vérifier aussitôt, on regarde davantage son sujet.

L'intensité est au rendez-vous !

J'ai été frappé dans ce salon par la propension des photographes ou devrai-je dire des preneurs de photos, suréquipés à ne pas regarder avant de déclencher, à ne pas prendre la peine d'établir une quelconque relation entre le sujet et eux mêmes et à passer finalement plus de temps à regarder leur prise dans leur appareil photo après coup plutôt qu'avant...

Le Rollei permettait d'établir cette relation. Et d'ailleurs il nous y obligeait puisqu'il fallait aussi mesurer au préalable avec une cellule indépendante de l'appareil de prise de vue la lumière afin de calculer le temps et la vitesse d'obturation. Mais surtout, il fallait regarder autrement.

 

En tous cas, les photos de Sabine Weiss et son interview m'ont touché.

il faut la découvrir si on ne la connait pas sur son site internet : link ou par cette émission sur RFI : link et aussi par le dossier qui lui est consacré dans le cadre du salon de la photo : link

 

Bref un réel plaisir dont il ne faut pas se priver.

 

L'initiative de demander à 9 photographes de livrer leur interprétation à partir d'un photo de Sabine Weiss en fournissant leur propre cliché constitue également une initiative très riche !

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 19:40

La simplicité et l'authenticité de la démarche de Kôichi Kurita font de la rencontre avec son oeuvre une expérience unique inoubliable.
La beauté des installations, leur sobriété, la richesse des couleurs provoquent le premier choc. On hésite entre un orgue à parfum, bien qu'il n'y a ait pas d'odeurs, une palette de maquillage géante dont aucun des tons ne serait criard, ou l'étal d'un marchand d'épices aux textures et au teintes envoûtantes.
Puis on observe mieux, on découvre le nom de lieux qu'on ne connaît pas et qui pourtant sont à côté de nous. Il suffirait d'un instant pour s'y rendre. Et on se dit que probablement on n'aurait rien vu de tout ce qui nous est offert.
On ne pense que très peu à la terre.
Pas la planète mais juste cette matière qu'on foule de nos pieds quotidiennement. Et qu'on prend parfois plaisir à malaxer, manipuler lorsqu'on plante ou qu'on jardine.


Kôichi Kurita Abbaye de Mautbuisson 2 
Son art de l'observation, sa récolte tirant partie de terres parfois banales en apparence, donne à son tri minutieux une universalité déconcertante abolissant les hiérarchies habituelles.

 


 Et soudain on se dit qu'il y aurait dans son approche une leçon de vie à tirer, quelque chose à appliquer à tous les humains. Ne pas rester à la surface des apparences, mais trier, tamiser, filtrer, laisser reposer et mettre en valeur. Prendre le temps d'observer et d'apprécier.

Un merveilleux défi pour sur soi même. Accepter la réalité par la prise de conscience de sa beauté cachée.

Il ne faut pas rater la prochaine rencontre avec ses installations.

À défaut, un catalogue très réussi permet de découvrir son travail et un texte qu'il a écrit pour le catalogue de mieux comprendre sa démarche.


link  http://soillog.exblog.jp

Koichi-Kurita-Abbaye-de-Mautbuisson-1.jpg

Koichi-Kurita-Abbaye-de-Mautbuisson-4.JPG

Kôichi Kurita Abbaye de Mautbuisson 3

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 23:46

Il y a quelques temps, je me demandais pourquoi je n'avais jamais eu de commande pour la radio. En effet, depuis toujours je suis un fou de radio. Je peux me passer de télévision des jours durant, mais il m'est difficile de me passer de radio.

J'aime le rythme, les voix, le ton de la radio. Les rendez-vous réguliers sont très stabilisants, rassurants et ils ponctuent la journée. J'aime aussi la liberté qu'apporte la possibilité de changer de chaine, de passer en un rien de temps de station généraliste, à une station spécialisée, musicale ou culturelle à communautaire (encore que ça, bof) enfin tout le monde comprend, la diversité me plait.

 

Donc je me demandai pourquoi je n'avais pas encore pu contribuer à un habillage d'émission radiophonique.

Quinze jour plus tard, une amie m'appelle et me demande si j'accepterai de participer à la création de "tapis" musicaux pour l'émission "la bande passante" sur RFI.

Stupéfait, je lui demande en quoi ça consiste ?

Il faudrait imaginer de courtes boucles qui pourrait tourner pendant quelques minutes pendant que les journalistes présentent un sujet, ou discutent avec un invité. Il faut que ce soit musical, mais pas d'un genre marqué, pas de rock ou de classique, ni de funk ou de reggae car l'émission porte sur toutes les musiques et qu'il ne faut pas privilégier un genre en particulier.

Il faudrait des sons concrets, en rapport avec la maison ! La salle à manger, le salon, la cuisine, le garage, la chambre, la salle de bain, etc...

Super, lui dis-je et j'explique que justement je rêvais d'une occasion de ce genre.

Par contre, je ne suis pas très motivé par l'idée de boucle. Je veux bien composer des pièces dont on pourra croire qu'elles sont constituées de boucles. Mais en fait tout sera joué vraiment et ce sera toujours un peu différent même si on aura des repères précis et des répétitions de certains sons ou motifs.

 

L'aventure commença donc. Et vous pouvez vous faire une idée du résultat à cette adresse : link

http://www.rfi.fr/emission/bande-passante/

 

En fait, c'est passionant, je réunis d'abord tous mes éléments sonores concrets que j'enregistre spécifiquement pour un tapis donné ou que je puise dans ma sonothèque personnelle constituée de mes prises de sons quotidiennes.

Puis je réalise un dispositif de jeu instrumental pour ma surface de contrôle avec un logiciel adapté. Ce dispositif doit me permettre de jouer exactement ce que je compose. Puis je m'entraine à jouer la pièce. Selon les cas, elle est jouée en une fois, ou en couches successives.

 

Mais tout est joué. Et je suis enchanté de cette nouvelle aventure. Encore une fois, il faut croire en ces rêves. Ils finissent par se réaliser.

 

Bonne écoute. L'émission est très bien d'ailleurs et il n'y en plus tant que ça pour parler de musique sous autant de formes.

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 22:15

De retour à New York, quinze ans plus tard, la surprise est toujours aussi forte. Toujours cette énergie puissante, cette sensation de ville en mouvement permanent. Toujours autant attiré par les hauteurs fulgurantes des immeubles, les couleurs, la vivacité des habitants. Mais peut-être plus encore surpris par les gens. Multiplicité des genres, melting pot insensé de genres, d'origines diverses réunis par un symbole omniprésent, le drapeau américain, présent partout, dans les jardins des maisons individuelles, sur les plaques d'immatriculation des voitures, dans les gares, sur les lampadaires, sur les églises et lieux de cultes autant que sur les édifices publics, partout.

 

P1190790

 


Les musées somptueux, des oeuvres fortes, venues de tous les pays du monde, peinture, sculpture, video, photo, toutes les formes d'expression représentées. Très impressionnant.

Mais pour moi, le plus gros choc, la qualité des musiciens entendus. Cinq concerts, cinq lieux, cinq genres, et à chaque fois une précision, une expressivité sans faille. Vraiment, un bain de jouvence, un électrochoc de motivation pour jouer, encore et toujours plus et mieux. Hélas, une réserve, le format étriqué des sets pour les lieux de jazz, une heure et stop. Et parfois, curieusement une sonorisation vraiment pas à la hauteur des musiciens. Cependant aucun regret car à chaque fois une générosité absolu dans le jeu.

Washington parait tranquille par comparaison. Les édifices monumentaux de Lincoln, et de tous ces lieux de mémoire d'une histoire en fait très récente sont démesurés. Du rêve monumental. Tout est assumé.

 

P1200629.JPG
Alors oui, y retourner dés que possible.

P1200335.JPG

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:40

La collection publiée chez Actes Sud des livres autour du thème de ceux qui ont dit non continue de s'étoffer.

http://www.actes-sud-junior.fr/collections/cqodn/index2.php link

Cette fois, autour d'une résidence des écrivains de la collection (Murielle Szac, Maria Poblete, Elsa Texier-Solal, Jessie Magana, Nimrod, Gérard Dhôtel) pendant plusieurs mois, à tour de rôle, il s'agissait d'écrire et de faire écrire sur le "Non à l'indifférence". Durant plusieurs semaines passées à Quimper, les écrivains ont tenu un journal de bord collectif au fur et à mesure de l'avancée de leurs nouvelles et de leurs actions sous forme d'ateliers d'écriture à Quimper et dans la région.

 

Ce journal, très dense, parfois très touchant, poignant même, laissait aussi la part belle à tout ce quotidien que nous vivons tous et qui nous préserve aussi du désarroi dans lequel nous laissent certaines situations et rencontres douloureuses. Ce décalage, ces instants de vie, fragments de soleil et respirations indispensables, m'ont donné l'idée de préparer pour la  restitution finale de leur résidence une bande son constituée de leurs propres voix enregistrées en articulation avec les textes rédigés par les différents publics des ateliers.

 

Plonger dans l'intimité des écrivains, après qu'ils aient eux mêmes reçu en cours d'ateliers celle de leurs interlocuteurs, tel était mon option. Donner à entendre la trouille avant de commencer une rencontre, ou l'insouciance légère d'un moment de répit autour d'un thé avec l'un d'entre eux fraichement arrivé, le plaisir d'une promenade dans la ville, y compris sous la pluie, ou le bouleversement de la rencontre avec une peine extrême.

 

Il fallait aussi donner à entendre les textes des ateliers. Ceux la sont portés par les comédiens de la troupe Fitorio Théatre: http://www.fitoriotheatre.com/ link

Ce sont eux qui donnent leurs voix à ces textes sensibles, avec passion et maestro.

 

Et pour lier le tout, une musique concrète, tantôt apaisante, tantôt amusante, ou angoissante, humoristique parfois, constituée de nombreux sons du quotidien, ou d'objets de tous les jours, de piano préparé, ou d'instruments de musique joués de manière non conventionnelle, mais aussi de quelques enregistrements réalisés par les auteurs durant leur séjour. Pour garder de la spontanéité et pouvoir agir au plus près de l'émotion de l'instant, ces ajouts sont joués en temps réel, en sus de la bande son mixée au préalable. 

Christophemains-d-artiste.jpeg

 

Je remercie Rodolphe Alexis pour l'extrait sonore de l'orage enregistré au Costa Rica, issu de son travail "Dry, Wet, Evergreen", http://www.rodolphe-alexis.info/  link.

 

Vous pouvez entendre le résultat ci-dessous (attention, ça dure une heure dix...).

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 23:52

Lors de l'exposition des photographies de Véro, à Morestel dans l'isère, j'avais réalisé une bande son complémentaire au diaporama, destinée à éclairer le travail de mon père.

J'y parlais aussi du rapport que je ressens entre musique et photographie.

Le tout sur un disque qu'il écoutait très souvent. un de ses disques "poussiériques" marqué par le temps des écoutes, par la marque du diamant. Une perle ! La passion, comme par hasard, selon Saint Mathieu de Jean Sébastien BACH.

 

Cette même musique avait d'ailleurs été pour moi une révélation lors d'une projection d'un diaporama dans les Halles de Baltard, peu de temps avant leur destruction assez regrettable....

 

Une bande son pour les fous de musique et de photographie argentique, je précise.

Attention, presqu'une heure...

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 22:17

Les rencontres sont souvent l'occasion de développer de nouvelles idées, d'explorer de nouvelles pistes. C'est exactement ce qui s'est passé avec Michelle Knoblauch. Artiste plasticienne, elle fait preuve d'une délicate sensibilité et réalise des oeuvres touchant le coeur, légères et pourtant très fortes.

 

Nous nous sommes rencontrés pour évoquer la mise en musique de son travail autour de ses dernières créations : "les araignées". Nous avons d'abord pris le temps de faire connaissance. Puis elle m'a ouvert la porte de son atelier et là j'y ai découvert son oeuvre, suspendue à un fil, à des fils, des perles, des structures légères, tantôt immobiles, tantôt en mouvement, selon que l'air de la pièce fasse s'agiter ou pas l'une ou l'autre d'entre elles. Des dizaines de structures légères mues par un souffle, inexplicable, car leur mouvement semble échapper à toute prévision. Parfois rien ne bouge, ou une seule, ou plusieurs, la logique est incapable de prédire ce qui se passera.

 

Je suis resté longtemps à les observer, à m'installer parmi elles, allant même jusqu'à m'allonger par terre pour les regarder autrement. Changer la perception. Les voir d'en dessous, je sais ça ne se fait pas ! On ne regarde pas sous les jupes des filles, mais là, surprise, de toute ces verticalités naissait un trouble de la perception qui soudain créait des lignes horizontales pour une raison que je ne m'explique pas...

 

Après un long moment, il m'a semblé évident qu'il fallait imaginer une musique faite de silence, de suspension, de contraste, plutôt sereine, mais non dénuée de force et d'intensité. Il s'imposa vite à mon esprit que les sons devaient être acoustiques.

Pas d'effets électronique, pas de transformation, un dialogue entre l'ombre et la lumière, la légereté et la tension.

 

Nous avons discuté à nouveau.

 

Les vraies rencontres demandent du temps !

 

Puis l'idée de composer et de jouer avec Etsuko Chida s'est imposée. Notre duo initié depuis août 2011 maintenant pouvait trouver ici une expressivité en adéquation et en totale symbiose avec les araignées. Le Koto, horizontal, de cordes tendues, le saxophone vertical ou oblique et la flûte traversière, horizontale, l'aspect "statique" de la posture de jeu du Koto, celui plus mobile des instruments à vent, pouvant se déplacer parmi les araignées, c'était celà la bonne idée.

 

Nous sommes donc venus Etsuko et moi dans l'atelier. Nous nous sommes installés et nous avons laissé nos esprits rencontrer les émotions provoquées par les araignées. La règle du jeu, simple, suivre l'une ou plusieurs d'entre elles, respecter le silence, jouer parfois ensemble, d'autres fois en solo, prendre le temps.

 

cd corrigée

 

Vous pourez entendre le résultat dans la Galerie François Mansart, 5 rue Payenne, 75003 Paris, du 21 septembre au 28 octobre. Nos musiques y seront diffusées, avec aussi des moments de silence, donc pas d'inquiétude, il n'était pas question de remplir en permanence ces araignées de sons.

 

NOUS Y AVONS JOUÉ LE 5 OCTOBRE, POUR UNE PERFORMANCE ENTRE 18h30 ET 20h30

Deux extraits audio :

et une vidéo :

 

 

 

ARAIGNÉES

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:00


Rencontrer un Cyclop est en soi une expérience exceptionnelle, mais dans le cas présent, il s'agit d'un véritable choc !


L'oeuvre est immense. Située en plein bois, entourée du chant des oiseaux, constellée de miroirs, animée de sons produits par des mécaniques spectaculaires,
rouages, engrenages, courroies, boules de métal roulant au travers d'un tunnel métalique infini. On découvre au passage des passerelles, escaliers, paliers divers des oeuvres d'autres artistes
que Jean Tinguely, 


 





Nous y jouons samedi 23 juin à 20h au cours d'une performance musicale, inspirée par le Cyclop et par les émotions qu'il provoque, avec des structures Baschet, un
cristal, et saxophone alto ou ténor, ou flûtes traversières.



Dans ce cadre magnifique et insolite, vous passerez un moment surement déconcertant et agréable.
Répétition Cyclop by Christophe Rosenberg

Répétition Cyclop by Christophe Rosenberg

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  • : explications concernant les projets en cours, commentaires concernant des livres lus ou des films vus.
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